A la tête du plus beau palmarès féminin
individuel en Indre-et-Loire, Valérie Morin est toujours aussi motivée
et elle a très envie de vivre de nouvelles accessions avec l'équipe de
Chambray.
Ça fait 24 ans ! Bléroise de naissance et de
cœur, Valérie Morin a débuté le hand il y a vingt-quatre ans par le
biais de l'ASSU au sein de son collège : « J'y suis allée comme ça,
pour voir. Je ne pratiquais aucun sport en particulier, j'aimais
simplement les sports collectifs. Le hand m'a tout de suite plu et,
avec mes 177 centimètres, on m'a vite orientée vers les buts. »
Tu t'appelleras Fanny. La
toute jeune gardienne est rapidement repérée par le club blérois. Elle
est tellement douée qu'elle intègre immédiatement le groupe de seniors.
« Seulement voilà, à ce moment-là, il n'était pas question de
surclassement comme on le fait régulièrement et sans problème
aujourd'hui. Mon deuxième prénom c'est Marie-Françoise, je me suis donc
retrouvée avec une licence senior au nom de « Fanny » et le monde du
handball a pris l'habitude de m'appeler comme ça… »
De Bléré à Fleury.
Tout s'est très vite enchaîné. D'abord de Bléré à Joué, où elle a noué
une amitié indéfectible avec Nathalie Grandin, l'autre gardienne, puis
à Saint-Cyr. « Je suis restée six ans aux côtés de Jean-Louis
Audoin avant de partir à Blois en Nationale 1 en 1994. Il y avait une
grosse concurrence entre Blois et Fleury à l'époque. Ça a explosé à
Blois et je me suis retrouvée dans les buts de Fleury qui visait
clairement la montée en D2. Nous avons atteint l'objectif en 1997 après
un titre de champion de France de N1. J'en ai encore le frisson. »
Ras le bol. En dépit de tout cela, Valérie reste une pure amatrice et elle travaille en usine pour gagner sa vie :
« J'ai eu de la chance parce que le patron de l'entreprise bléroise, où
j'ai été embauchée il y a dix-neuf ans, s'est toujours montré
compréhensif. J'ai fait une saison entière comme unique gardienne.
Quatre fois le trajet aller-retour pour les entraînements la semaine
plus les déplacements le week-end aussi bien à Toulon qu'à Chambéry, ça
a été terriblement éprouvant. J'en ai eu ras-le-bol et j'ai resigné à
Saint-Cyr. »
Chambray, c'est chouette ! Aujourd'hui, à Chambray, avec toutes ses amies, Fanny est certainement la plus motivée pour monter : «
Je vois le temps qui passe, j'ai très envie de revivre une année de N1.
Ce serait la première fois qu'un club tourangeau féminin jouerait à ce
niveau et ce serait formidable pour ce club où on se sent réellement
bien comme pour la municipalité qui nous apporte un vrai soutien. »
Fanny
fait un début de saison tonitruant en N2 et, dans son sillage, c'est
tout le groupe qui se prend au jeu d'une accession apparemment
envisageable au printemps 2009.