Bléroise de naissance et de cœur !

2008-11-04

A la tête du plus beau palmarès féminin individuel en Indre-et-Loire, Valérie Morin est toujours aussi motivée et elle a très envie de vivre de nouvelles accessions avec l'équipe de Chambray.
Ça fait 24 ans ! Bléroise de naissance et de cœur, Valérie Morin a débuté le hand il y a vingt-quatre ans par le biais de l'ASSU au sein de son collège : « J'y suis allée comme ça, pour voir. Je ne pratiquais aucun sport en particulier, j'aimais simplement les sports collectifs. Le hand m'a tout de suite plu et, avec mes 177 centimètres, on m'a vite orientée vers les buts. »
Tu t'appelleras Fanny. La toute jeune gardienne est rapidement repérée par le club blérois. Elle est tellement douée qu'elle intègre immédiatement le groupe de seniors. « Seulement voilà, à ce moment-là, il n'était pas question de surclassement comme on le fait régulièrement et sans problème aujourd'hui. Mon deuxième prénom c'est Marie-Françoise, je me suis donc retrouvée avec une licence senior au nom de « Fanny » et le monde du handball a pris l'habitude de m'appeler comme ça… »
De Bléré à Fleury. Tout s'est très vite enchaîné. D'abord de Bléré à Joué, où elle a noué une amitié indéfectible avec Nathalie Grandin, l'autre gardienne, puis à Saint-Cyr. « Je suis restée six ans aux côtés de Jean-Louis Audoin avant de partir à Blois en Nationale 1 en 1994. Il y avait une grosse concurrence entre Blois et Fleury à l'époque. Ça a explosé à Blois et je me suis retrouvée dans les buts de Fleury qui visait clairement la montée en D2. Nous avons atteint l'objectif en 1997 après un titre de champion de France de N1. J'en ai encore le frisson. »
Ras le bol. En dépit de tout cela, Valérie reste une pure amatrice et elle travaille en usine pour gagner sa vie : « J'ai eu de la chance parce que le patron de l'entreprise bléroise, où j'ai été embauchée il y a dix-neuf ans, s'est toujours montré compréhensif. J'ai fait une saison entière comme unique gardienne. Quatre fois le trajet aller-retour pour les entraînements la semaine plus les déplacements le week-end aussi bien à Toulon qu'à Chambéry, ça a été terriblement éprouvant. J'en ai eu ras-le-bol et j'ai resigné à Saint-Cyr. »
Chambray, c'est chouette ! Aujourd'hui, à Chambray, avec toutes ses amies, Fanny est certainement la plus motivée pour monter : « Je vois le temps qui passe, j'ai très envie de revivre une année de N1. Ce serait la première fois qu'un club tourangeau féminin jouerait à ce niveau et ce serait formidable pour ce club où on se sent réellement bien comme pour la municipalité qui nous apporte un vrai soutien. »
Fanny fait un début de saison tonitruant en N2 et, dans son sillage, c'est tout le groupe qui se prend au jeu d'une accession apparemment envisageable au printemps 2009.

source :http://www.lanouvellerepublique.fr